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Qui est responsable de la protection du Parc Saint Blancard ?
Le patrimoine paysager comme le Parc Saint Blancard est protégé par une loi européenne et française. En France, c'est le Ministère de la Culture qui en est responsable. Les directives de Paris sont appliquées au plan régional, par la Drac (Direction Régionale des Affaires Culturelles) (voir liens ci-après) et, au plan départemental, par les ABF (Architectes des Bâtiments de France). Ces derniers ont, pour attributions, la surveillance du patrimoine. Ils interviennent dans les dossiers concernant les bâtiments inscrits à l'inventaire des Monuments Historiques, ce qui est le cas à Saint Blancard parce que le château est déjà inscrit.
Pourquoi le parc n'a-til pas été inscrit sur la liste des Monuments Historiques en même temps que le château ?
Au début, on a présumé que le parc adjacent serait automatiquement protégé lors de l'inscription du château. Une zone de protection de 500 mètres autour d'un monument historique aurait dû normalement être mise en place en même temps que l'inscription du château et le parc aurait été protégé
A la demande du maire, l'ABF a choisi de travailler avec un outil de protection différent : le périmètre de protection modifié (PPM) afin de permettre au village adjacent de se développer selon les besoins. Malheureusement, avec cette mesure, le parc n'est plus protégé.
De quelle façon le parc peut-il être protégé aujourd'hui ?
Il y a des règles qui pourraient, néanmoins arrêter un projet de lotissement situé si près d'un monument inscrit. Le groupe de travail de Parc Saint Blancard s'applique à prouver que le projet de lotissement n’entre pas dans le cadre de ces règles. Toutefois, prouver qu'un lotissement est inopportun demande beaucoup de temps et d'argent, ce que nous n'avons pas en abondance.
A la lumière des récentes études qui prouvent que le parc n'a pas seulement une grande valeur intrinsèque mais qui aussi reconnaissent de façon quasi certaine qu'il est l'oeuvre d'Edouard André (1840-1911), un architecte paysagiste français très important et très apprécié, nous espérons que l'ABF va revoir sa politique du PPM et / ou que la Drac va revoir sa politique de protection pour y inclure aussi le parc. Le Parc Saint Blancard mérite d'être protégé grâce à une politique de protection cohérente, mais encore une fois, cela va vraisemblablement prendre du temps, et nous n'en avons pas.
Extraits de l'allocution de Jean-Jacques Aillagon dans laquelle il explique la nouvelle politique du gouvernement en faveur des parcs et jardins, 24 avril 2003
Lien vers l'allocution de Jean-Jacques Aillagon dans son intégralité
"Les jardins (et parcs) sont un patrimoine vivant et fragile ... C'est un patrimoine qui, comme d'autres, témoigne de l'histoire des hommes, de l'évolution de leur goût, de leurs aspirations, de leur vision du monde, de la société, du bonheur, du plaisir, du loisir. Les jardins sont également des espaces d'expression de la création, du génie, du talent, de l'amour, de la passion. Ce sont des lieux de bonheur, de quiétude, d'harmonie, et souvent, dans un monde tumultueux, des refuges. Ce sont des espaces que nos contemporains apprécient de plus en plus. Dans notre pays, il y a une véritable culture du jardin, qu'on a parfois dit être moindre que celle d'autres grands pays européens, mais je constate d'année en année les progrès de cette culture des jardins, de cet amour des jardins. Il suffit d'aller, par exemple, au Bois des Moustiers à Varengeville-sur-Mer, à la saison où les rhododendrons sont en fleurs, pour voir avec quelle passion se produit la rencontre du public avec le jardin comme œuvre à la fois de la nature et de l'art."
http://www.gouv.fr/culture/actualites/conferen/Aillagon2002/jardins.htm
Lien vers la directive européenne en matière de parcs et jardins et de patrmoine cultivé :
http://www.coe.int/t/f/coopération_culturelle/environnement/paysage/présentation/9_texte/03_Convention_FR.asp
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